1918 – La deuxième bataille du « doigt »

Il s’agit, en ce début février 1918, d’effectuer un coup de main sur les positions allemandes en face du « doigt » du Sudel. Les rapports français désignent familièrement cet endroit comme un « nid à Boches ». En effet, le « doigt » est une position très proche de la ligne allemande des Stützpunkte. La section qui occupe en permanence cette position éprouve chaque jour des pertes sérieuses.

Coup de main français sur la ligne des Stützpunkte

12 février 1918 – Après une lourde préparation d’artillerie, les fantassins français s’élancent vers la ligne des Stützpunkte. Ils sont suivis par des sapeurs, qui sont chargés de détruire les lignes de défense et les abris ennemis. Cette action permet de fouiller les tranchées allemandes et leurs boyaux d’accès. Plusieurs soldats allemands sont abattus, d’autres sont fait prisonniers.
Le signal du retour est donné dans le délai prévu. L’artillerie française se met à pilonner le secteur pour empêcher les soldats allemands de réoccuper la zone.
À la suite de ce coup de main, et grâce au support de l’artillerie française, les Allemands se replient à plusieurs centaines de mètres, sur leur base arrière du Holzwasen.

L’état major français pense à réorganiser le « doigt », en ajoutant des créneaux pour les mitrailleuses et engins de tranchée. L’objectif est d’assurer la sécurité totale des occupants.

Mouvements allemands vers le front du Nord

Du 9 au 17 mars 1918 – Les Allemands bombardent intensivement, notamment au Freundstein et au Hartmannswillerkopf. 

12 mars 1918 – Les Allemands larguent plus de 800 obus à gaz dans le secteur du Sudelkopf. 

19 mars 1918 – Les équipes du génie français réparent les dégâts causés par les bombardements, afin d’assurer un ravitaillement normal des troupes au Sudelkopf.

L’aviation française confirme d’importants mouvements de troupes d’infanterie allemandes du côté de Bollwiller, Mulhouse et Colmar.

20 mars 1918 – Les départs des troupes allemandes se poursuivent en direction du front du Nord (Belgique) pour renforcer la zone où les Alliés ont réussi à percer.

Les américains au Sudel

18 juin 1918 – Le 139e Régiment d’Infanterie U.S. de la 35e Division U.S. arrive au Sudel pour soutenir les Français sur les premières lignes de combat. 

28 juin 1918 – Les Américains sont retirés des premières lignes après que plusieurs d’entre eux ont trouvé la mort sur le champ de bataille du Sudel.

Les troupes d’infanterie allemandes utilisent une nouvelle technique d’embuscade, qui se révèle néanmoins peu efficace sur le nouveau tracé du « doigt ».

20 juillet 1918 – Les soldats américains reviennent au Sudelkopf.

21 juillet 1918 – Des unités bavaroises qui se tenaient en aval du Sudel se lancent à l’attaque, le tout précéder d’une intense canonnade. Malgré cet effort, les Français parviennent à repousser l’ennemi.
La guérilla se poursuit ainsi jusqu’au 26 août.

La fin de la guerre

Alors que l’activité sur le front du Sudel devient moins soutenue, l’effort allemand se concentre désormais sur le Hartmannswillerkopf. L’acharnement des forces allemandes contre les positions françaises du Vieil Armand a des conséquences terribles pour nos soldats français.

11 novembre 1918 – La victoire des Alliés sur l’Empire allemand a enfin sonné. 

Un bataillon français d’infanterie fait son entrée à Rimbach-Zell, puis à Rimbach. Situés en aval du Sudel, du côté jusqu’alors occupé par les Allemands, ces deux villages sont désormais libérés.