Stahlhelm

Stahlhelm

Casque allemand de la Première Guerre Mondiale

Photo d’un Stahlhelm, casque en acier Allemand, que j’ai trouvé au printemps 1989 en aval du HOLZWASEN dans un pierrier. Il était recouvert de mousse et quasiment invisible au milieu des rochers. Je ne l’aurais surement pas découvert si une bague d’obus qui gisait à proximité n’avait attiré mon attention.

Le casque à pointe

Sur l’ensemble des fronts, comme celui du Sudelkopf, le conflit se transforme en guerre de position. Dans les tranchées, la proportion de blessés à la tête augmente rapidement. Cette partie du corps est particulièrement exposée.

En 1914, les soldats Allemands sont équipés d’un casque à pointe en cuir bouilli appelé Pickelhaube. Lui succède un modèle avec une coque en tôle qui semble plus protectrice. Cependant, les casques à pointe se révéleront inefficaces. Le modèle n’est pas adapté à la nouvelle forme de guerre.

Casque à pointe en cuir bouilli et en acier
Casque à pointe en cuir bouilli (gauche) et casque à pointe en acier (droite).

La Gaede : calotte en acier

Puis vient le casque Gaede, curieux couvre-chef qui ne protège que le front et l’arête nasale du combattant. Cette calotte en acier est très lourde à porter ; elle pesait plus de 2 kilos. Le modèle était fabriqué dans des ateliers Mulhousiens.

Calotte Gaede en acier.
Calotte Gaede en acier. Photographie de la collection Jager 14 (cliquez-sur l’image)

Le Stahlhelm en acier

Le professeur August BIER est chirurgien spécialiste des blessures au crâne. Lors de ses interventions, il lui arrive souvent d’extraire des micros fragments d’obus qui se sont logés dans la boîte crânienne des soldats. Il constate que 80% des blessures à la tête sont causées par des éclats divers, y compris de pierre.

En collaboration avec l’État Major Allemand, il propose de mettre en route la fabrication d’un véritable casque en acier de protection, comme l’ont fait les Français avec leur casque Adrian.

Il est nécessaire de recouvrir la plus grande surface possible de la tête, c’est à dire, du front jusqu’à l’occiput. Le casque ne doit pas gêner la vision du soldat.

Le premier modèle de Stahlhelm de 1916

Le premier modèle du Stahlhelm pèse 1 kilogramme. Il possède 2 entretoises qui servent à l’aération et à la fixation d’une protection frontale supplémentaire. La protection frontale, nommée Stirnpanzer (blindage frontal), est utilisée par les tireurs d’élite. Les 2 tourillons permettent de fixer la jugulaire comme sur les casques à pointe.

Il s’agit bien du modèle que j’ai trouvé au Sudelkopf.

Détails sur le modèle Stahlhelm.
Les détails sur le casque trouvé en 1989 au Sudelkopf.

Le modèle amélioré de Stahlhelm de 1918

Beaucoup de soldats souffraient de dérèglement de l’oreille interne car les explosions résonnaient dans les casques. En 1918, le nouveau Stahlhelm possède 2 échancrures au niveau des oreilles, pour éviter les effets de caisse de résonance.

Les deux versions du Stahlhelm avec et sans échancrure
Le modèle sans échancrure (gauche) et la version améliorée de 1918 (droite).

Publié par Roman Misslin le 10/11/2018 dans la rubrique « Équipements ».

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