Le « doigt » du Sudel

Le « doigt » du Sudel désigne un éperon rocheux proéminent faisant face au Sudelkopf. D’abord occupé par les troupes d’infanterie allemandes, il est repris par les chasseurs alpins au terme de violents combats, au début de l’année 1915.
De par sa forme allongée et pointée vers les lignes ennemies, ce sommet stratégique des Vosges sera baptisé « le doigt » par l’état-major et les poilus.
Il deviendra un poste d’observation privilégié. Toutefois, son avancée sur les lignes ennemies en fait également une cible de choix des bombardements adverses, empêchant les Français d’y établir des abris fortifiés durables.

Une position française avancée

Après une première tentative d’assaut contre les troupes allemandes retranchées autour de la ferme du Sudel, le 25 janvier 1915, les soldats français se replient vers le Sudelkopf. Le haut commandement français considère alors la ferme du Sudel comme une position stratégique majeure. Sa reconquête donnera lieu à de violents affrontements.

Le 17 février 1915, les chasseurs alpins parviennent finalement à s’emparer du sommet. Ils investissent les abris abandonnés par l’ennemi et retournent contre les Allemands les dispositifs défensifs qu’ils y trouvent. Ces derniers se replient alors en contrebas du sommet, en direction du Holzwasen.

Un abris construit par les soldats Français au "doigt" du Sudel.
Abri construit au « doigt » du Sudel.
Abri du Sudel effondré
Un autre abri militaire effondré.
Vestige d'une tôle Maginot
Reste de tôle métro, utilisée pour construire des abris.
Tranchée Française du Sudelkopf
Ancienne tranchée française.
Paysage tourmenté au sommet du champ de bataille du Sudel.
Chaque trou sur cette image représente un impact d’obus.
Un cratère causé par le dynamitage de munitions allemandes par les Français au Sudel.
Immense cratère causé par le dynamitage de munitions allemandes par les soldats français.

Sapes françaises au « doigt » du Sudel

Les sapeurs français ont établi de nombreuses galeries au « doigt » du Sudel. Les sapes françaises, encore visibles de nos jours, témoignent de la rudesse des combats menés sur ce terrain à la topographie particulière. L’avancée de cette position stratégique sur les lignes ennemies en fera une cible privilégiée des bombardements allemands, ce qui empêchera les troupes françaises d’y établir des abris fortifiés durables.

Une double sape française creusée au sommet du champ de bataille du Sudel.
Double sape française au « doigt » du Sudel.
Une sape creusée par les soldats Français au "doigt" du Sudel.
Sape creusée par les soldats français dans la roche.
Intérieur de sape Française
L’intérieur d’une sape.
Entrée de sape Française
L’entrée d’une autre sape.
Sape Française 1914-1918 au Sudelkopf
Une autre sape « doigt » du Sudel.
Sortie de sape Française
La sortie d’une autre sape.
Chatière Française au Sudelkopf
Une chatière, sans doute connectée à un abri militaire français, qui permettait aux soldats de prendre la fuite en cas d’attaque.

Vestiges de la Première Guerre mondiale

De nombreux vestiges de la Première Guerre mondiale subsistent encore au « doigt » du Sudel. Tranchées, abris, cratères d’obus et objets militaires témoignent des combats qui se sont déroulés sur ce sommet. Les travaux forestiers mettent parfois au jour de nouveaux vestiges datant de cette période.

Une douille d'obus à gaz
Une douille d’obus à gaz retrouvée au « doigt » du Sudel.
Fourneau de tranchée Français 1914-1918
Un fourneau de tranchée français.
Socle de treuil 1970
Socle de treuil installé après la guerre par des français.
Ferrailles vestiges de la guerre
Ces morceaux de ferrailles sont des vestiges de la guerre qui ont été rassemblés par quelqu’un à notre époque.