1914 – La guerre de position

À l’aube de la Première Guerre Mondiale, les enjeux des batailles dans les Vosges sont d’importance. Le Sudelkopf est une position stratégique qu’il ne faut surtout pas céder à l’ennemi. Cette crête qui s’étire au Nord du Vieil Armand contrôle le passage entre la vallée de la Thur et celle de Guebwiller.

Progression Française sur le territoire Allemand

7 Août 1914 – Le 5ème bataillon de chasseurs alpins de la 82ème brigade entre dans la vallée de la Thur. Le 8 août, une compagnie Française se dirige vers le Grand Ballon et pousse une reconnaissance en direction de Guebwiller.

Le gros des troupes avance rapidement jusqu’à Mulhouse, mais se replie face à la résistance des Allemands. Les Français se positionnent sur une ligne qui va de la frontière Suisse, à travers le Sud de l’Alsace, jusqu’aux Vosges.

Les sommets du Hartmanswillerkopf et du Sudel sont disputés par les deux adversaires.

23 Septembre 1914 – L’armée Allemande attaque simultanément le Sudelkopf et le château du Freundstein. Les Français freinent l’avancée de l’adversaire au pied du Kohlschlag. Les Allemands se retranchent dans les ruines du Freundstein.

24 Septembre 1914 – Malgré d’importantes pertes, les Français progressent vers le sommet du Sudel. Les Allemands maintiennent leur position au Freundstein.

Combats acharnés au sommet du Sudel

1 Octobre 1914 – L’armée Allemande occupe le sommet du Sudel. Les deux camps se retrouvent maintenant face à face sur une distance parfois inférieure à 50 mètres.

Côté Français, la nature du sol ne permet pas de creuser des tranchées assez profondes. Le terrain est sablonneux et trop pentu. Par ailleurs, le mot d’ordre du commandement Français est d’avancer et non de s’installer dans des tranchées.

Les soldats Français s’échinent à creuser quelques centimètres et empilent des sacs de terre pour se couvrir des tirs ennemis. En face, le terrain rocailleux permet aux Allemands de bâtir des abris solides dans une roche bien dense.

10 Octobre 1914 – Les chasseurs Alpins du 15ème B.C.A attaquent les postes Allemands du Sudel. Cette bataille au corps à corps est particulièrement violente. Les soldats s’affrontent à la baïonnette et à la grenade. La victoire est française, les chasseurs alpins s’emparent d’une partie des lignes Allemandes.

Le froid s’abat sur le Sudelkopf

Les contre-attaques Allemandes n’aboutissent pas à la récupération des lignes perdues. La stratégie de l’armée impériale est de contourner le champs de bataille pour récupérer le Kohlschlag dans le dos de l’ennemi.

11 Novembre 1914 – L’hiver s’installe dans les Vosges. Le 68ème B.C.A prend le relai sur la crête du Sudelkopf. Les troupes souffrent énormément du climat hivernal. La température chute à -15°C.

Sur les flancs du Sudelkopf, les Allemands occupent avec des forces nettement supérieures. Ils se fortifient dans des bunkers en béton armé et se rapprochent petit à petit du sommet.

25 Novembre 1914 – Les bataillons de chasseurs alpins perd le contrôle du sommet du Sudel.

Dans les premiers mois de l’année 1915, les attaques vont s’intensifier faisant beaucoup de morts et de blessés du côté Français. L’objectif est de regagner les positions au sommet du Sudelkopf.


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