Épilogue

Les hécatombes du Hartmannswillerkopf et du col du LINGE ainsi que les reliquats matériels impressionnants qui s’y trouvent ont emporté la vedette parmi les champs de bataille des Vosges, à la fois dans la mémoire collective et dans les fréquentations actuelles.

Tout près du Hartmannswillerkopf, le Sudelkopf a pourtant été lui aussi le théâtre de combats sanglants. Aujourd’hui méconnu par la plupart, le champ de bataille du SUDEL fut le témoin d’affrontements suffisamment importants pour être relatés par les journaux de l’époque.

À travers notre site, nous avons essayé de rafraîchir la mémoire de ce lieu précis des batailles Vosgiennes.


Les Français viennent de perdre le Vieil Armand (Hartmannswillerkopf), observatoire stratégique de la plaine d’Alsace. Les contre-attaques à partir du MOLKENRAIN sont sans succès. À 4 km de ces positions, le sommet du SUDELKOPF a été enlevé par nos soldats à ski, les chasseurs Alpins, dont l’élan n’a pas été arrêté par la violente tempête qui sévissait ce 2 février. Nos valeureux guerriers ont pris successivement la tête du SUDEL (1009 m) puis la ferme du SUDEL à 800 m de là. Après cette victoire, les troupes Françaises se sont solidement enterrées sur leurs positions au « doigt » du Sudel et peuvent être soutenues par l’artillerie implantée au GRAND BALLON et au MOLKENRAIN.

D’après les journaux

Du côté Allemand

Un officier Allemand déclare au sujet des affrontements au Sudel :

« Même sans coup de feu, la vie peut être un enfer ici. »

Pour le général VON FRECH de l’Armée Allemande, les troupes Allemandes se maintiennent plutôt bien dans la plupart des secteurs (Hartmannswillerkopf, Hilsen ou au Linge) sauf au Sudel où tout va mal !

« Les contre-offensives Allemandes échouent et entraînent de fortes pertes en vies humaines. »

Extraits du Journal de Guerre du L.I.R 123 « Landwehr Infanterie Regiment » – 1915.

Du côté Français

Un officier Français déclare :

« En effet, c’est par la fréquence et le mordant de ces patrouilles que nous maintenons dans une situation défensive notre ascendant sur l’ennemi et que nos troupes se confirment dans le sens de l’offensive. »

À noter également

Au printemps puis en été 1916, le passage de Erwin ROMMEL à la tête d’une unité d’élite du bataillon de montagne du WURTEMBERG. Cette unité composée de 6 compagnies de tirailleurs et de 6 sections mitrailleurs a combattu dans le secteur du HILSENFIRST.